INTROSPECT°

Pourquoi fuyons nous certaines personnes ou situations?

Fuir, c’est doux… mais pas longtemps.

Tu sais ce moment où tu sens que l’ambiance est bizarre ?
Quelqu’un te regarde de travers, te parle sèchement, ou ne te répond pas comme tu l’espérais…
Et là, paf.
Un truc se serre en toi.
Tu te sens nulle, incomprise, pas à ta place.

Alors tu fais quoi ?
Tu fuis.

Mais pas forcément en courant.
Tu fuis discrètement.
- Tu deviens silencieuse.
- Tu te dis que ce n’est pas grave.
- Tu trouves une excuse pour partir, changer de sujet, t’éclipser.

Et c’est là qu’entre en scène la grande star de ce mécanisme :
la blessure de rejet.

Celle qui murmure tout bas :
“Tu ne vaux pas assez.”
“Tu déranges.”
“Tu n’es pas aimable telle que tu es.”

Alors on s’adapte.
Ou on s’efface.
Ou on part.
Parce que c’est trop douloureux.
Trop risqué.
Trop vulnérable.

Mais voilà le hic :
fuir ne nous mène jamais à nos vrais désirs.

Fuir, c’est une réponse de survie.
C’est l’ego protecteur qui prend le volant.
Il te met un petit casque, un gilet pare-balles émotionnel, et il dit :
“T’inquiète, je gère. On ne souffrira pas aujourd’hui.”

Sauf que ce jour-là, tu ne t’es pas choisie.
Tu n’as pas écouté ce que toi, tu voulais vraiment.

Parce que derrière la fuite, il y avait peut-être un besoin.
- De prendre ta place.
- De sentir que tu comptes.
- De partager un moment vrai.
- D’exister pleinement.

Mais tu ne l’as pas exprimé.
Tu ne te l’es même pas donné à toi-même.

Et c’est là qu’on tourne en rond.

Parce que tant qu’on attend que les autres nous donnent cette valeur qu’on ne se donne pas…
On devient dépendante.
Et quand ils ne la donnent pas ?
On fuit. Encore.

Et si on changeait un peu la question ?
Au lieu de “Est-ce que cette personne m’accepte ?”, on pourrait se demander :
“Est-ce que je m’accepte, là, tout de suite ?”

Tu verras :
Quand tu te donnes ta propre valeur,
Tu ne fuis plus.
Tu choisis.
Tu poses des limites.
Tu exprimes ce que tu veux.
Tu te tiens là, entière, même si l’autre n’applaudit pas.

Parce qu’on ne veut pas juste “ne pas souffrir”.
On veut exister.
Et ça, ça demande du courage.
Mais c’est un courage doux.
Celui de se rencontrer soi-même, encore et encore…
Jusqu’à ne plus avoir peur de son propre reflet dans le regard des autres.

Edith Noël

En ce moment

Edith Noël

Consultante et formatrice

INTROSPECT°

Edith Noël, Introspection SRL BE1024.361.768, Belgique.

Tel +32 495279418